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fermeture de tokyo nine ! le 16/04/17 !

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Hotaru no haka.
tokyoïte : 12/03/2017 games : 65 pseudo : WinterInAugust avatar : Park Jimin crédits : Cez.
âge : 21 ans.
occupation : Etudiant en médecine le jour, musicien dans un bar la nuit.
situation : sous ses attraits misérables se cache un prince couronné.
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 Long time no see #Takeshi & Haru | Jeu 16 Mar - 17:50


   Itô Takeshi & Anzai Haru

   Long time no see

   

   La musique dansait gracieusement dans ses oreilles ; une mélodie maléfique s'emparait de tout son être. Ses doigts virevoltaient entre les touches du piano tandis que son regard se perdait au travers de la foule à la recherche de silhouettes familières. De celles qui avaient essayé de lui parler, à celles à qui il fût obligé de rire ou de courber le dos alors qu'il n'en avait nullement envie. Ou encore, un peu plus loin dans la salle, se distinguait quelques hommes dont leur apparence suffisaient à faire étalage de leur richesse. Les plus haïssable en somme, ceux qui lui offraient de l'argent pour se moquer de son apparence misérable.
De son plus beau jeu d'acteur, lorsqu'ils se présentaient, il était alors forcé de baisser le regard et de se réduire à sa condition de proie. Mais c'était la voie qu'il avait choisie. Il ne regrettait rien en somme, il préférait, au sacrifie de sa vie de roi, garder la couronne de son humanité. Il ne pouvait supporter la haute société et ses rictus gris dont la flatterie se confondait avec leur mépris.

Malgré tout il était lui-même un être viscéralement noir. La bourgeoisie lui avait arraché les ailes de la liberté, laissant alors une simple marionnette à qui l'on avait soutiré toute forme de volonté. A l'instar de ses parents, il se montrait distant, froid, antipathique malgré lui. Il ne savait attirer la compassion en l'empathie. Il était trop peu bavard, trop peu sociable, et lorsqu'il parlait, il ne pouvait s'empêcher d'être effroyablement cassant ou tout simplement trop cruel dans ses paroles.

Pourtant, depuis son émancipation, il semblait avoir retrouvé le mode d'emploi, comme si sa vie ici lui avait permis d'estomper sa vile personnalité.
Il souriait à en montrer la blancheur de ses dents, jouait avec une passion-véhémence chacune de ses partitions, tandis qu'il chantait à plein poumons. Malheureusement, il ne pouvait mentir à lui-même, la supercherie en devenait flagrante ; il mimait un visage bien trop expressif face à la faiblesse de ses émotions.
La mélodie touchait à sa fin, et alors que le pianiste achevait son morceau, il s’échappa un instant de sa zone de confort pour fuir à l'extérieure de l'enceinte.
Il tapait du pied, ne pouvait cacher sa nervosité due à sa perverse addiction ; le manque de fumée. Il s'éloigna un peu, à la recherche de calme à travers l'un des ruelles adjacente, et tandis qu'il marchait à pas de loup, il saisit la dernière précieuse de son paquet qu'il alluma avant de lentement la porter à ses lèvres.

Alors que seul le vent était censé briser la quiétude de la nuit, il entendit rapidement des pas se diriger vers lui. Et avant qu'il n'ait eu le temps de se retourner, il sentit une main saisir son épaule, le faisant tressaillir de surprise et perdre son équilibre une fraction de seconde. En l'espace d'un instant il fit face à l'auteur du méfait, le regard enragé en apercevant sa cigarette tomber à terre.
AVENGEDINCHAINS
   


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Hotaru no haka.
tokyoïte : 15/02/2017 games : 362 pseudo : laura :s avatar : kim taehyung crédits : cez
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 Long time no see #Takeshi & Haru | Dim 19 Mar - 10:21



I only believe in intoxication, in ecstasy, and when ordinary life shackles me, I escape, one way or another.


~sound~

T E N U E ~ Le paysage anthracite défilait sous ses yeux larmoyants, les traits se déformant, s’allongeant, rebondissant contre ses iris. Ceux qui, baignés de ces couleurs-néons, perdaient le fil conducteur de la course. Ils trébuchaient, sur une ruelle, une route, un trottoir, une porte, une issue possible pour qu’il puisse reprendre son souffle. Pour qu’il puisse semer la peste dévalant derrière lui…captant toutes traces qu’il aurait laissées, toute empreinte négligemment déposée. Il pouvait sentir leur regard le traquer, leurs voix, leurs cris ricocher contre ses tympans assourdis par son battant emballé et sa respiration saccadée. La symphonie d’un truand se dérobant à ses crimes le sourire démangeant ses lèvres, la gorge ouverte aux astres…qu’ils la coupent pour un peu de vie dégringolant de son torse. Pour que cette damnation qu’était son existence déverse son flot et irrigue la cité…faisant fleurir, engrais venimeux, ses idées captivantes. Comme une scène d’accident dont les personnes raffolent, celles qui agglutinent une foule, une masse abominable ébahie par la morbidité étouffée. Takeshi avait toujours été dégoûté par le genre humain, même enfant, au plus profond de ses entrailles ils répugnaient sa nature. Crachant sur tout ce qui pourrait le retenir, une main, un mot, un baiser ; tout ce qui l’empoigné doucereusement le faisant suffoquer de crainte, le ramenant à cette masse mouvante. A ces non-morts qui ne cherchaient que leurs propres vices. Il était le Lucifer tokyoïte, faiseur de lumières…c’est ce qu’il répétait à Gareki, riant tel un morveux exécrable à ses croyances futiles. Quel Dieu ? Quel Dieu pouvait-il y avoir lorsque des gamins mourraient dans ses bras tous les jours, quand les prières partaient des bouches comme des avions en papier, traversant la voûte humide et retombant par la pluie dévastatrice…par les larmes des étoiles qui voyaient leur descendance en amour de leur érosion. Quel Dieu ? Takeshi lui montrer son cul à ce vieux, et il pouvait le lécher pour peu qu’il s’en occupe. C’était un dément, un païen s’incrustant aux églises pour entamer un débat avec le prêtre…pour se faire capter par la police, les ordures de ce mécanisme tordu…de cette société tortueuse aveuglée par des rêves injectés. On prenait la seringue de la liberté, et on la plantait dans le cœur, seulement c’était un putain de vaccin…des mots coulant dans les veines de chacun, des télévisions grésillant dans leurs orbes. Et on se pensait indépendant et conscient. On se pensait intelligent…On se trompait visiblement…Il n’y avait qu’une seule divinité. Un seul jeune dieu.
Takeshi entendit les aboiements des chiens, les crissements des pneus tout ça dans une mélodie méandreuse. Comme si le néant s’engouffrait dans ses pores, ravageant ses muscles, dévorant et habitant ses os…il a toujours été plus grand et gros que ces derniers, un être qui ne pouvait se contenir, une âme bien trop lourde portant le ciel et toutes ses folies sur son dos usé. Il y en avait sept dans ce bas-monde : l’argent, la politique, la misère, la maladie, l’indifférence, la connerie, la religion. Toutes ces instances ayant un pouvoir incroyable sur le cerveau, toutes, sans exception, rebutant le jeune diable. Des pourritures, des insectes qui déchiquetaient toute personne s’y approchant, le décomposant, s’abreuvant de son essence…de sa vie. Takeshi lui, ne craignait en rien ces loups. Puisqu’il ne se sentait vivant que dans ces moments où l’adrénaline projetait des faisceaux multicolores contre son crâne, tapant furieusement contre les parois de son corps, s’il le pouvait il s’en débarrasserait, s’en dépouillerait et laisserait ses ailes se déployer. Mais on les avait emprisonnées très tôt ; et on observait, comme dans un cirque, l’animal tenter de survivre aux fouets. Takeshi était cette bête indomptable, sauvage…cette frayeur tapit dans les ventres des autres, cet excès qu’on retenait d’une laisse, cette ecstasy en bonbon.
Cherchant un moyen d’échapper aux uniformes et aux spectateurs, l’artiste entrevit une ruelle assez sombre pour lui permettre de se confondre avec ses congénères les ténèbres. Du vaudou dans ses artères, de la sombre magie dans ses pupilles grandissantes. Se cachant derrière un mur le temps d’entendre les pas s’éloigner, il reprit sa course vers son échappatoire.
C’était rapide, comme un flash de lampe torche, lueur dont il ne connaissait que très bien les nuances. Une silhouette dessinée par les ombres, un silence assourdissant hurlant dans ses oreilles et toujours ce même rebours interne…ce boum-boum incessant qu’il chérissait plus que tout au monde. Toujours cette violente aliénation. Attrapant la personne sans même réfléchir si ce n’était pas un tour de son esprit, il la fit se retourner brusquement, dans la détresse et l’excitation de ce moment. Ce moment où il était traqué. Ce plaisir tordu, masochiste. Tout était peint sur son visage, son histoire, sa situation, ses sentiments…il était une toile vierge…fraîchement aspergée de peinture de manière totalement désinvolte. « Pa-passe moi ta veste », sa voix semblait cracher des morceaux de verres brisées, son haleine se mêlant à l’atmosphère nocturne, un mélange de tabac, d’alcool et de sucreries à la menthe. Tentant de reprendre son souffle, il garda, tête baissée, la main toujours sur l’épaule de l’inconnu, de peu l’équilibre. Ses pieds brûlant de l’enfer qu’il avait mené dans cette ville, électriques embrassés de millions de petits chocs qui le poussaient à vouloir repartir de nouveau. C’est le seul moment qu’il détestait le plus…lorsque l’adrénaline retombait et qu’elle laissait derrière elle un sentiment de nausée, de retour à la normal qui lui donnait envie de vomir, l’estomac encore retourné de ses jeux malfaisants. Et encore et toujours ce même paysage qui tournoyait autour de lui, toujours ces même traits qui se floutaient, s’embourbaient dans les larmes semées par le vent. Il distingua néanmoins quelque-chose qui pouvait l’intéresser…comme une drogue, une drogue en réalité. Se penchant doucement, manquant de tomber au passage, il ramassa le bâtonnet et le coinça sur son oreille un sourire énorme déchirant son visage. Remontant doucement pour ne pas dévier, il refit face au jeune homme, cette fois-ci ayant une pleine vue sur le dessin. « Merci pour la clope, jte revaudrai ça t’inquiète pas. » Et l’univers entier riait. Parce que l’univers entier savait que Takeshi usait des gens comme des mouchoirs, qu’il n’était qu’un merdeux oubliant les dettes qu’il devait…pensant que le monde lui était amical parce que lui malgré tout, cet hypocrite, l’aimait.



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